biblio : Guide de la grossesse à l'usage des futurs parents
"Déclencher pour se mettre dans les meilleures conditions de surveillance de l’accouchement. Puis poser un forceps et pratiquer une épisiotomie pour ne pas prolonger inutilement la venue de l’enfant.
Puis encore réaliser une délivrance artificielle pour ne pas prendre le risque d’une hémorragie, et enfin donner des antibiotiques à cause de toutes ces interventions pour éviter que ne surviennent une infection déjà ô combien fréquente dans nos hôpitaux.
Voilà l’obstétrique « moderne, telle que je l’ai vu pratiquée à maints reprises dans un certain nombre de nos maternités.
Voilà le discours tenu par un certain nombre de professionnels de la santé pour banaliser leur pratique et justifier leur interventionnisme dangereux quand déclencher permet de mieux planifier les emplois du temps des services hospitaliers et de moins réveiller l’obstétricien.
Quand forceps et épisiotomie inutilement ne sont réalisés que pour permettre au gynécologue de moins passer de temps en salle de naissance. Qu’une délivrance artificielle doit être pratiquée pour traiter une hémorragie et non pour la prévenir, et expose de plus au risque infectieux que l’on évitera en s’abstenant de faire plutôt que de donner des antibiotiques…
Voilà les dérives d’une obstétrique que nous rappelle Alain Tortosa dans ce livre en nous démontrant qu’il nous faut revenir à une obstétrique raisonnable qui, outre d’accueillir nos enfants dans des conditions plus humaines, nous permettra d’améliorer les piètres résultats français en terme de morbidité et mortalité néonatales et maternelles." - Dr Patrick Stora - Gynécologue obstétricien
"Cet ouvrage s’adresse à toutes celles et tous ceux qui pensent que la grossesse et l’accouchement sont des processus naturels et non une maladie.
Quatre vingt cinq pour cent (85%) des grossesses et des accouchements se déroulent sans problème et seulement quinze pour cent (15%) posent problème, certaines pouvant déboucher sur des cas dramatiques.
Il n’est nullement question d’aborder dans ce livre les 10% ou 15% de grossesses qui relèvent du pathologique et qui nécessitent un suivi et une prise en charge médicale rigoureuse.
Non, nous sommes ici pour nous concentrer sur les grossesses physiologiques (normales), celles qui ne présentent pas ou peu d’intérêt pour le monde de l’obstétrique .
Nous constatons depuis plusieurs dizaines d’années une dérive du monde médical qui tend à médicaliser de plus en plus des processus qui sont à la base naturels. Tout ceci pourrait être sans conséquence si cette dérive ne se faisait pas au détriment de l’humain et de sa dignité, voir même de sa sécurité." - Alain Tortosa
Pour une Naissance à Visage Humain
La question : La façon dont accouchent la plupart des femmes chez nous est-elle la seule possible, et est-elle bonne pour la mère et l'enfant ?
La réponse : Il y a deux façons d'envisager la naissance : l'une, qui voit dans la grossesse et l'accouchement des situations à risques et à "sécuriser" au maximum grâce à toute une série d'interventions médicales ; et l'autre, qui y voit des processus physiologiques qui, sauf exception, se déroulent naturellement, et qu'il est inutile, voire nuisible, de perturber par des examens et des gestes médicaux systématiques.
Le Livre - Pour une Naissance à Visage Humain, donne aux futurs parents des informations qu'ils ne trouveront peut-être pas dans les magazines courants, dans leur entourage ou auprès de leur médecin traitant. Montrer qu'il existe une autre façon d'accoucher que le "grand jeu" habituel ; donner les moyens de faire un choix éclairé, c'est-à-dire un choix qui tienne compte des avantages et des inconvénients de chacun des gestes médicaux couramment pratiqués pendant la grossesse, l'accouchement et les suites de couches, tel est l'obejectif de ce livre pratique.
municipales 2008
objet de l'association
L'objet de l'association: Proposer une information et une réflexion sur les conditions de naissance aux parents Exercer une vigilance critique sur les conditions de naissance proposées dans les établissements de la région.
les soins du bébé à la naissance
"Un enfant qui ne s'adapte pas à la vie extra-utérine se voit tout de suite, explique le Dr Frédéric Sorge, pédiatre. »
Ça y est, bébé est là ! Dès sa venue au monde, il va bénéficier de soins et de test permettant de s’assurer que tout va bien.
Des gestes sont posés en salle de naissance de manière systématique.
La systématisation des gestes est utile pour éviter les oublis, elle est rassurante dans une équipe où le temps est souvent compté.
Mais certains sont expliqués par des études dépassées et d’autres sont imposés par d'autres professionnels (gynécologues, pédiatres, anesthésistes, ...) sans qu'il n'y ait véritablement de consensus, ou du moins de remise en question régulièrement.
Se questionne-t-on sur l'opportunité de ces gestes ?
Pour quelles raisons les réalisons-nous ?
Quelles conséquences peuvent-ils avoir, et vers quels autres gestes nous conduisent-ils très souvent ?
Quels sont les examens indispensables chez le nouveau-né ?
Quelles sont les particularités de ce petit être ?
.......
ACCOUCHER SANS PERIDURALE : PLAISIR, FOLIE OU MASOCHISME ???
Vous allez accoucher et vous vous posez des questions sur la péridurale?
Vous avez accouché avec ou sans péridurale et avez envie de partager votre experience?
Nous vous proposons de venir échanger avec nous autour de ce thème.
La péridurale : qu’est ce que c’est ?
Anesthésie régionale appelée également épidurale.
C'est l'administration, par injection, d’un anesthésiant qui insensibilise de la taille aux pieds.
L’effet de la péridurale dépend de la dose de produit.
Il est fréquent que l’on ne sente plus ses jambes, et dans tous les cas on ne peut plus faire confiance à ses sens.
Tout le bas du corps est engourdit voir anesthésié.
L'injection se fait dans l'espace péridural, entre deux vertèbres du bas du dos, dans la zone lombaire, là où il n'y a pas de moelle épinière (voir schéma). Comme il s'agit d'un geste d'une grande précision, il est nécessaire de rester parfaitement immobile. (On est généralement assise sur le rebord du lit, il faut faire le dos rond et se décontracter)
L'anesthésiste utilise une aiguille d'une longueur de 8 à 10 centimètres et la pousse jusqu'à l'espace péridural situé entre les troisième et quatrième vertèbres lombaires. Ensuite, il introduit à l'intérieur un long tube souple appelé cathéter puis retire l'aiguille. Le cathéter, une fois en place et maintenu par du sparadrap, va permettre de diffuser le produit anesthésiant.
L'anesthésique peut être donné en une dose, dont l’effet dure une à deux heures, ou en plusieurs doses que l’on peut répéter, soit de façon automatique, soit à la demande.

L'anesthésique peut être donné en une dose, dont l’effet dure une à deux heures, ou en plusieurs doses que l’on peut répéter, soit de façon automatique, soit à la demande.

Faiblement dosée, elle permet aux futures mamans de se lever et de marcher après l’installation du cathéter, La position debout facilite la descente du bébé.
Rarement pratiqué, ce type de péridurale est plus compliqué à mettre en place pour des raisons de coût et d’organisation du service.
pompes auto-injection :
Celles-ci reposent sur un principe simple : les futures mamans disposent d'une poire sur laquelle elles appuient dès qu'elles en ressentent le besoin. Le produit analgésique est alors diffusé à travers le cathéter. Un système de sécurité évite de s'injecter des doses excessives. Pour l'heure, cette technique qui permet une sorte d'« autogestion » de la douleur n'est pas très développée dans les maternités françaises. Cela devrait changer dans les années à venir.
A quel moment se fait la péridurale ?
Il faut savoir que l'anesthésiste peut intervenir jusqu'au dernier moment ou presque. Seule limite : lorsque la dilatation du col de l'utérus est maximale et que la future maman a envie de pousser pour l'expulsion.
Contre indications
De type médicales :
Hyperthermie, fièvre
Problème circulatoires
Troubles de la coagulation.
Infections……
De type contextuelles
Absence ou insuffisance des moyens de réanimation et ou de surveillance
Refus de la Patiente
…
Avantages / Inconvénients
Voilà ce qui se dit sur Les avantages de la péridurale
1. L'absence de douleur tout en conservant les sensations.
2. L'anesthésie péridurale permet à la future maman de se reposer lorsque l'accouchement est long et douloureux.
3. L'absence de douleurs permet aussi à la mère de se concentrer sur les efforts de l'expulsion. Elle est plus à l'écoute de son corps et de la sage femme.
4. Elle a un effet antispasmodique sur le col, permettant de le rendre plus souple, ce qui peut accélérer la dilatation.
5. La péridurale réduit la fatigue de l'accouchement.
6. Salle de travail plus calme

Les inconvénients, les effets secondaires
Pendant l’accouchement:
Pour la maman :
Obligation de rester allongée sur le dos
Risque de nausée et de vomissement (chute de la pression sanguine maternelle)
Allongement du travail.
Diminution du réflexe de poussée
Relâchement de la musculature périnéale qui peut entraîner une modification des conditions de rotation de la tête du bébé.
On observe avec la péridurale une augmentation du risque de recours aux épisiotomies, aux délivrances instrumentales, à l'injection d'ocytocine et aux césariennes .
L’OMS classe le traitement de la douleur par l'analgésie épidurale dans les pratiques fréquemment utilisées à tort.
Pour le bébé :
Modification du rythme cardiaque fœtale au moment de la pose qui peut durer et causer une souffrance fœtale
Augmentation de la température maternelle qui peut entraîner une augmentation de la température fœtale et augmenter les besoins en oxygène du bébé le mettant ainsi dans une situation proche du manque
Après l’accouchement :
Pour la maman :
Des douleurs lombaires peuvent apparaître 24 à 48 heures après l’accouchement (voire plus)
Des maux de tête peuvent survenir dans les jours qui suivent.
Risque de forte démangeaisons.
Difficulté voire impossibilité de se lever avant un certain temps.
Risque de rétention d’urine (car on ne sent plus l’envie d’uriner)
Pour le bébé
On entend parfois que la péridurale a un impact sur le nouveau-né (bébés moins éveillés, moins toniques et ayant moins d'interactions avec leur mère )
DE plus
la péridurale s'accompagne presque inévitablement d'autres interventions:
la pose d'une perfusion
la pose d'appareil de monitoring fœtal en continu
l'injection d'ocytocine pour stimuler le travail
Il arrive dans certain cas que la péridurale ne soit efficace que d'un seul côté.
Et les risques
Le risque principal (1 à 2% des accouchement sous péridurale.)
ces chiffres proviennent du dossier "Péridurale, choisir en connaissance de cause" réalisé par Blandine Poitel et disponnible ICI : A lire absolument!
la brèche de la dure-mère
La brèche dure-mèrienne est provoquée par l'aiguille péridurale poussée trop loin qui perfore la dure mère (une membrane). Elle est responsable d'une fuite de liquide céphalo-rachidien,
Elle se manifeste quelques heures après la brèche par des maux de tête, des douleurs cervicales, une raideur de nuque, une photophobie, parfois par des vertiges, des troubles de la vue et de l'audition. Elles durent en moyenne huit jours, obligeant certaines patientes à rester couchées dans la pénombre à un moment où elles voudraient s'occuper de leur bébé. Leur traitement est fonction de leur gravité. Repos, hydratation, Paracétamol, Caféine, pour les plus légères. Blood-patch pour les plus invalidantes.( injecter dans l'espace péridural un peu du sang de la patiente en regard de la brèche pour rétablir la pression dans le liquide céphalo-rachidien.)
Voilà ce qu’on peut dire en essayant de rester du coté technique des choses.
Les chiffres que l’on a pu trouver et qui nous ont paru le plus sérieux annonce les taux de péridurale suivants :
15% des accouchements aux Pays-Bas
60-70% en France
80% aux USA et Canada
Conclusion
Parler de la péridurale ne peut pas se faire sans parler de la douleur, du rapport que chaque femme entretient avec la douleur, de la façon dont elle la perçoit.
Il s’agit donc d’un sujet très intime qui implique que personne ne peut (ou ne doit ) décider à votre place.

Pour le bébé :
Autres techniques
Péridurale déambulatoire :
le suivi de grossesse
Une loi d'août 2004 relative à la politique de santé publique a étendu aux sages-femmes la possibilité d'effectuer la déclaration de grossesse, ainsi que l'examen postnatal en cas de grossesse et d'accouchement normaux.
Pendant et aprés la grossesse, les sages-femmes vous accompagnent.
Elles exercent en libéral ou en structure.
Ce qui est obligatoire ...
Tout d'abord, entendons nous bien sur le mot "obligatoire". Si on s'en tient à l'obligation légale, celle qui nous rend "hors la loi" si on ne la respecte pas, le tour est vite fait : seule la déclaration de naissance est obligatoire, c'est à dire qu'il est strictement interdit de garder la naissance de son enfant "clandestine". Tout enfant né sur le territoire français doit être déclaré à l'état civil.
Ceci étant dit, le terme "obligatoire" est généralement pris dans un sens plus large, à savoir "obligatoire si on veut pouvoir bénéficier des prestations familiales". Et là, la liste est un peu plus longue. Mais à l'extrême limite, vous avez le droit de ne rien déclarer et de ne rien faire jusqu'à la naissance de votre enfant, dès lors que vous renoncez à vos droits en terme de prestations familiales (allocations familiales, allocation jeune enfant, aide pour les assistantes maternelles, etc.) Attention, il ne s'agit absolument pas d'un conseil, mais d'un cas hypothétique afin d'illustrer la définition du mot "obligatoire".
La nuance ayant été faite dès le départ, nous emploierons désormais le terme "obligatoire" dans le sens habituellement reconnu, à savoir "obligatoire si on veut pouvoir bénéficier des prestations familiales".
Dans le suivi d’une grossesse normale, on retrouve :
A) Les examens obligatoires : il y en a 7
1) le 1er, qui se fait dans les trois premiers mois de grossesses : il permet
2) puis 6 examens obligatoires, soit un par mois du 4ème au 9ème mois de grossesse
qui comportent :
la prise de la tension artérielle et du poids
B) Les échographies :
Trois échographies sont conseillées pendant la grossesse, soit une par trimestre. Il faut savoir :
- qu’elles ne sont pas obligatoires,
- et surtout qu’elles ne dépistent pas toutes les anomalies du fœtus et ceci est vrai même pour un échographiste habitué et équipé de matériel excellent.
1) 1ère échographie : dans le 1er trimestre de grossesse (entre la 11ème à la 13ème semaines d’aménorrhée (SA) soit vers 2 mois / 2 mois et demi de grossesse.
elle permet de
2) 2ème échographie: dans le 2ème trimestre (entre 22 et 24 semaines d’aménorrhée soit vers la fin du 5ème mois )
Elle permet de vérifier :
le placenta, le liquide amniotique, le cordon ombilical.
3) 3ème échographie: dans le dernier trimestre (entre 32 et36 semaines d’aménorrhée)
Elle permet de vérifier :
C) Autres examens :
D’autres examens peuvent être demandés devant certains signes d’appel
1) il peut s’agir d une amniocentèse pour prendre du liquide amniotique
afin de rechercher :
2) il peut s’agir d’une radiopelvimétrie, ou d’un pelviscanner pour vérifier si le bassin de la mère est suffisant pour l’accouchement ( maman de petite taille) gros bébé , fœtus mal placé, ou qui reste haut à terme , antécédent de césarienne.
3) tous examens nécessités par d’autres pathologies préexistantes.
4) il faut signaler également que :
une consultation d’anesthésie est indispensable et obligatoire.
Elle doit être faite dans le courant du 3ème trimestre de la grossesse, de préférence à partir du 8ème mois
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O.M.S.
ANALYSE DE L' OMS SUR LES PRATIQUES AUTOUR DE L' ACCOUCHEMENT DIT "NORMAL"
L'OMS distingue quatre catégories de pratiques courantes dans la conduite d'un accouchement normal, selon leur utilité, leur efficacité et leur nocivité.
- CATEGORIE A : Pratiques dont l'utilité peut être démontrée et qu'il convient d'encourager
- CATEGORIE B : Pratiques qui sont à l'évidence nocives ou inefficaces et qu'il convient d'éliminer
- CATEGORIE C : Pratiques sur lesquelles on ne dispose pas de preuves suffisantes pour les recommander fermement et qu'il convient d'utiliser avec précaution tandis que les recherches se poursuivent
- CATEGORIE D : Pratiques fréquemment utilisées à tort
Cette classification est le résultat de la réflexion et des débats du groupe de travail, et reposent sur les meilleures preuves disponibles à l'époque (1997).
Les raisons de cette classification sont exposées en détail sur le site de l'OMS ; nous invitons le lecteur à se référer à l'étude complète : "Les soins liés à un accouchement normal: guide pratique" (les numéros des chapitres sont indiqués entre parenthèses).
CATEGORIE A : Pratiques dont l'utilité peut être démontrée et qu'il convient d'encourager
![]()
- Plan individuel déterminant où et avec l'aide
de qui l'accouchement se déroulera, établi avec la femme pendant la grossesse,
et communiqué au mari/partenaire et, le cas échéant, à la famille (1.3).
- Evaluation des risques liés à la grossesse
pendant les soins prénatals, et réévaluation à chaque contact avec le système
de santé et au moment du premier contact avec le dispensateur de soins pendant
le travail, et jusqu'à la fin du travail (1.3).
- Surveillance du bien-être physique et
émotionnel de la femme pendant tout le travail et l'accouchement, et à l'issue
du processus de la naissance (2.1).
- Boissons proposées à la parturiente pendant
le travail et l'accouchement (2.3).
- Respect du choix éclairé de la femme quant au
lieu de la naissance (2.4).
- Fourniture de soins pour le travail et
l'accouchement au niveau le plus périphérique où l'accouchement soit possible
et sûr et où la femme se sente en sécurité et en confiance (2.4, 2.5).
- Respect du droit de la femme à l'intimité sur
le lieu de l'accouchement (2.5).
- Soutien empathique des dispensateurs de soins
pendant le travail et l'accouchement (2.5).
- Respect du choix fait par la femme des
compagnons présents pendant le travail et l'accouchement (2.5).
- Fourniture aux femmes de toutes les
informations et explications qu'elles souhaitent (2.5).
- Méthodes non traumatiques et non
pharmacologiques pour soulager la douleur pendant le travail comme des massages
et des techniques de relaxation (2.6).
- Surveillance foetale avec auscultation
intermittente (2.7).
- Usage unique des matériels jetables et
décontamination appropriée du matériel à usage multiple pendant tout le travail
et l'accouchement (2.8).
- Utilisation de gants pour le toucher vaginal,
pendant l'expulsion du bébé et pour la manipulation du placenta (2.8).
- Liberté de choisir la position et de bouger
pendant tout le travail (3.2).
- Encouragement à choisir une position autre
que dorsale pendant le travail (3.2, 4.6).
- Surveillance attentive de l'évolution du
travail, par exemple au moyen du partogramme de l'OMS (3.4).
- Administration prophylactique d'ocytocine au
troisième stade du travail chez les femmes présentant un risque d'hémorragie de
la délivrance, ou qu'une spoliation sanguine même légère peut mettre en danger
(5.2, 5.4).
- Stérilité des instruments utilisés pour
sectionner le cordon (5.6).
- Prévention de l'hypothermie du bébé (5.6).
- Contact dermique précoce entre la mère et
l'enfant et encouragement à commencer l'allaitement au sein dans l'heure qui
suit la naissance, conformément aux directives de l'OMS sur l'allaitement au
sein (5.6).
- Examen systématique du placenta et des
membranes (5.7).
CATEGORIE B : Pratiques qui sont à l'évidence nocives ou inefficaces et qu'il convient d'éliminer
- Recours systématique au lavement (2.2).
- Rasage systématique du pubis (2.2).
- Infusion intraveineuse systématique pendant
le travail (2.3).
- Pose systématique de canules intraveineuses à
titre prophylactique (2.3).
- Utilisation systématique de la position
dorsale pendant le travail (3.2, 4.6).
- Toucher rectal (3.3).
- Utilisation de la radiopelvimétrie (3.4)
- Administration d'oxytociques à tout moment
avant l'accouchement de façon que leurs effets ne puissent être maîtrisés
(3.5).
- Utilisation systématique de la position
gynécologique avec ou sans étriers pendant le travail (4.6).
- Efforts de poussée soutenus et dirigés
(manoeuvre de Valsalva) pendant le deuxième stade du travail (4.4).
- Massage et étirement du périnée pendant le
deuxième stade du travail (4.7).
- Utilisation de comprimés oraux d'ergométrine
au troisième stade du travail pour prévenir ou arrêter une hémorragie (5.2,
5.4).
- Administration systématique d'ergométrine par
voie parentérale au troisième stade du travail (5.2).
- Lavage utérin systématique après
l'accouchement (5.7).
- Révision utérine systématique (exploration
manuelle) après l'accouchement (5.7).
CATEGORIE C : Pratiques sur lesquelles on ne dispose pas de preuves suffisantes pour les recommander fermement et qu'il convient d'utiliser avec précaution tandis que les recherches se poursuivent.
- Méthodes non pharmacologiques utilisées pour
soulager la douleur pendant le travail, comme les plantes, l'immersion dans
l'eau et la stimulation nerveuse (2.6).
- Amniotomie précoce systématique pendant le
premier stade du travail (3.5).
- Pression sur le fond utérin pendant le
travail (4.4).
- Manoeuvres visant à protéger le périnée et à
gérer la tête du foetus au moment du dégagement (4.7).
- Manipulation active du foetus au moment de la
naissance (4.7).
- Administration systématique d'ocytocine,
tension légère sur le cordon, ou combinaison des deux pendant le troisième stade
du travail (5.2, 5.3, 5.4).
- Clampage précoce du cordon ombilical (5.5).
- Stimulation du mamelon pour augmenter les
contractions utérines pendant le troisième stade du travail (5.6).
CATEGORIE D : Pratiques fréquemment utilisées à tort
- Interdiction d'absorber aliments et liquides
pendant le travail (2.3).
- Traitement de la douleur par des agents
systémiques (2.6).
- Traitement de la douleur par l'analgésie
épidurale (2.6).
- Monitorage électronique du foetus (2.7).
- Port de masques et de gants stériles par la
personne aidant à l'accouchement (2.8).
- Touchers vaginaux répétés ou fréquents,
spécialement par plusieurs dispensateurs de soins (3.3).
- Accélération par l'ocytocine (3.5).
- Transfert systématique de la femme en travail dans une autre pièce au
début du deuxième stade (4.2).
- Sondage de la vessie (4.3).
- Encouragement à pousser dès le diagnostic de
dilatation complète ou presque complète du col, avant que la femme éprouve
elle-même le besoin de pousser (4.3).
- Observance stricte d'une durée stipulée pour
le deuxième stade du travail, une heure par exemple, si l'état de la mère et du
foetus est bon et si le travail progresse (4.5).
- Extraction instrumentale (4.5).
- Utilisation courante ou systématique de
l'épisiotomie (4.7).
- Exploration manuelle de l'utérus après
l'accouchement (5.7).


